Les dons de prophétie, des langues et de connaissance existent-ils encore ?

Paul de son temps, expliquait qu’un jour le don du parler en langues allait cesser… et que les prophéties et la connaissance seraient abolies.

Alors nous verrons face à face…

Le partiel cédera la place au parfait !
Si vous êtes un chrétien fondé dans les Ecritures, vous avez probablement lu ce passage de 1 Corinthiens 13 au sujet de l’amour, et qui enchaîne sur ce verset : 8 « L’amour ne périt jamais. Les prophéties seront abolies, les langues cesseront, la connaissance sera abolie. »
Comment interpréter ce verset ? Est-ce au retour de Jésus-Christ que ces choses cesseront ?
Vous connaissez peut-être ce passage, mais je vous exhorte à prendre le temps de le relire, afin de ne pas vous baser sur votre mémoire, mais sur une lecture attentive et récente.

1 Corinthiens 13:8 « L’amour ne périt jamais. Les prophéties seront abolies, les langues cesseront, la connaissance sera abolie. 9 Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, 10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli. 11 Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai mis de côté ce qui était de l’enfant. 12 Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. 13 Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, l’amour; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour. »

Dans notre texte nous trouvons trois choses qui sont appelées, à l’époque de l’apôtre Paul, à cesser ou à être abolies, et trois choses qui sont appelées à demeurer.
Nous sommes tous d’accord là-dessus.

Les prophéties > seront abolies.

Les langues > cesseront.

La connaissance > sera abolie.

La foi > demeure. (Jusqu’au retour de Jésus-Christ)

L’espérance > demeure. (Jusqu’au retour de Jésus-Christ)

L’amour > demeure. (Éternellement)

Des trois appelées à demeurer, une demeurera éternellement : C’est l’amour.
Les deux autres sont appelées à demeurer, mais ne demeureront QUE jusqu’au retour de notre Seigneur, il s’agît de l’espérance et la foi. C’est une évidence. Ces deux là ne seront plus nécessaires au retour de Christ puisque nous le verrons et notre espérance sera accomplie.
Là encore, nous sommes tous d’accord.

Mais si les trois premières choses, les prophéties, les langues et la connaissance étaient appelées à demeurer aussi jusqu’au retour de Christ, Paul nous aurait enseigné qu’il y a 6 choses qui demeurent !!! Or, il a volontairement fait une différence sous l’inspiration de l’Esprit, entre les prophéties, les langues et la connaissance (qui cesseront ou seront abolis) et l’espérance et la foi (qui demeureront jusqu’au retour de Christ). Le texte est très clair. 3 cessent, 2 demeurent jusqu’au retour de Christ, 1 demeure éternellement.
Je le souligne une deuxième fois, Paul n’aurait fait aucune distinction entre les 6 choses, si elles étaient TOUTES appelées à DEMEURER jusqu’au retour de Christ.
Pourquoi a-t-il fait une distinction ? Parce qu’il y a une distinction. On ne peut faire abstraction de cela sans nier ce que dit le texte.

Ainsi au V9-10 « Car nous connaissons en partie et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. » Cette mention du « parfait » ne peut pas être le retour de Jésus, puisque c’est la venue du parfait qui amène la disparition de la connaissance et de la prophétie. Et nous venons de voir que ces deux choses (connaissance et prophétie) ne peuvent PAS demeurer jusqu’au retour de Christ puisque Paul a fait une différence entre les trois premières choses qui disparaissent et les trois suivantes qui demeurent.

Alors qu’est-ce que le parfait qui vient mettre fin au partiel ?
Si cela ne peut pas être le retour de Christ ! Qu’y a-t-il eu de parfait entre les deux venues de Christ ?

La venue du parfait, c’est le canon des Écritures du Nouveau Testament achevé. Le mot traduit par « parfait » en grec, est « teleios », et signifie ayant toutes ses parties achevées. Définition : {terminé, achevé, accompli, a qui rien ne manque… d’où avec une idée de quantité, achevé, complet. } (Cf: Bailly) L’apôtre Jacques reprend ce même terme de « teleios » en parlant de celui qui plonge les regards dans « la loi parfaite » Jacques 1.25, c’est à dire la Parole de Dieu. Et la Bible est parfaite, c’est incontestable. Mais cela prend un sens plus clair en ce que, elle est, celle qui trouva toutes ses parties achevées lorsque le canon fut complet.
Paul dit que lorsque le parfait sera là, alors les enfants de Dieu ne se verront plus d’une manière obscure.
Tout comme dans un miroir en métal martelé qui laisse apparaître une image imparfaite par rapport à la réalité, ainsi la parole de Dieu encore inachevée à l’époque, ne pouvait pas montrer au pécheur ce qu’il était réellement. Les chrétiens avaient une image imparfaite d’eux-mêmes en lisant les quelques épîtres et évangiles qu’ils avaient.
Par exemple :

Comment convaincre un chrétien légaliste de son légalisme sans l’épître aux Galates ?
Comment convaincre de son péché un chrétien ne voulant pas travailler, sans les épîtres aux Thessaloniciens ?
Comment convaincre un chrétien du péché de prendre les armes devant la persécution, sans les épîtres de Pierre ?

L’homme ne pouvait pas se connaître réellement, comme il a été connu par Christ, sans qu’il ait devant les yeux la Bible achevée. Parce qu’elle est le parfait miroir qui nous renvoie l’image de ce que nous sommes réellement. Avec la Bible achevée, nous pouvons nous connaître, comme Christ nous a connu !!! Avec la Bible complète, nous nous voyons face à face, sans pouvoir se leurrer sur ce que nous sommes en réalité, des pécheurs ayant besoin de toute la grâce de Dieu…
Et chaque recoin de notre cœur est mis en lumière par l’ensemble des Écritures achevées. Chacun peut se voir réellement tel que Christ l’a connu !!! Pécheur, corrompu, inique.

Et tout le texte prend un sens :
« Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. » Dieu a fait disparaître ce qui était de l’enfance de l’église. Le parler en langues, les prophéties et la connaissance faisaient partie des balbutiements de l’église de Jésus-Christ. Ce que Paul était en train d’expliquer aux Corinthiens, c’est qu’à un moment donné, Dieu ferait disparaître ce qui était encore nécessaire au moment de la rédaction de l’épître. L’église était encore toute jeune ! Comme des petits oisillons, Dieu donnait la becquet à ses enfants qui ne se voyaient pas encore comme Il les avait connu. Et ils ne le pouvaient pas sans la Parole de Dieu complète.
Alors par les prophéties notamment, Dieu répondait immédiatement aux interrogations de ses enfants. Ils n’avaient pas forcément à chercher, à étudier, à lire, n’ayant pas la Bible. Cela leur tombait tout cuit… « Nous prophétisons en partie »
Mais ils avaient quand même quelques épîtres qui circulaient déjà. « Nous connaissons en partie » Pour les lettres qu’ils possédaient déjà, il suffisait de lire, de comprendre, et de mettre en pratique. Mais il est venu un temps, où il fallait faire disparaître ce qui était de l’enfance. Une fois que la Parole parfaite de Dieu était complète, alors « Ce qui est partiel fut aboli »
Une fois que tous les évangiles et toutes les épîtres furent achevés, il n’y avait plus besoin de don de connaissance puisque Dieu nous dit dans les derniers versets du dernier livre, qu’on ne peut ni ajouter, ni retrancher, quoique ce soit de sa Parole. Il n’y avait donc plus de connaissance nouvelle à ajouter. C’était la fin du don de connaissance. Et puisque les Écritures étaient complètes, alors il n’était plus nécessaire d’avoir le don de prophétie qui venait compléter le don de connaissance. Le fondement était posé !
« Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes » Eph 2.20
Alors, les prophéties furent abolies… et la connaissance fut abolie…
L’église pouvait maintenant s’élever sur ce fondement solide, par les évangélistes et les pasteurs / docteurs.
Et aujourd’hui nous ne voyons plus d’une manière obscure ! Mais nous pouvons nous voir face à face en lisant attentivement les Écritures. Dieu veut que nous soyons des adultes, des hommes faits. « Car nous marchons par la foi, et non par la vue » Vouloir revenir à l’église de la pentecôte et à la pratique des langues et de la prophétie, c’est vouloir revenir à l’enfance de l’Église. Et effectivement, en lisant la première épître aux Corinthiens, on y voit une église encore puérile, remplie d’enfantillages.
« J’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant… »

Pourquoi Paul a-t-il employé deux termes différents « les langues cesseront » tandis que « les prophéties et la connaissance seront abolies. » ?

La raison, c’est très certainement que les prophéties et la connaissance disparurent avec la venue de ce qui est parfait, la Parole de Dieu. Tandis que les langues ne disparurent pas suite à l’achèvement du Nouveau Testament, mais dès que le signe du parler en langues n’était plus nécessaire. Le don des langues était un jugement et un signe pour les non-croyants juifs. Nous le lisons clairement dans Actes 2 tout comme 1 Corinthiens 14 :21-22. Dieu se tournait maintenant vers les païens, et Il en donnait la preuve aux juifs incrédules en accordant aux chrétiens de parler diverses langues païennes sans les avoir apprises. Une fois que l’évangile s’était répandu dans tout le bassin méditerranéen, et que tous les Hébreux tout comme les Hellénistes avaient pu voir ce signe, le signe n’était plus nécessaire !!! Le don des langues n’avait plus raison d’être…. Et les langues cessèrent. (Je parle bien sûr du parler en langue biblique, tel que pratiqué par les apôtres, et qui était des langues connues, Parthes, Mèdes, Elamites etc… )
« Frères ne soyez PAS des enfants sous le rapport du jugement ; mais pour la méchanceté, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits. » 1 Cor 14.20

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